Edito du trimestre
Assemblée générale - MAI 2010
Si le titre Crédit Agricole S.A. a été récemment plus pénalisé que la moyenne du secteur bancaire, il faut avant tout y voir deux raisons conjoncturelles qui ne remettent pas en cause les choix stratégiques fondamentaux. René Carron, Président de Crédit Agricole S.A. et Jean-Paul Chifflet, Directeur général, ont par ailleurs souligné les résultats positifs des recentrages opérés par le Groupe.
Crise grecque et Comité de Bâle
La situation de la Grèce, sur laquelle Crédit Agricole S.A. a détaillé son exposition (cf. question d’actionnaire p. 5) amène le marché à une méfiance accrue vis-à-vis du titre. Cette situation particulière ne remet pas en cause la pertinence du développement international du Groupe dont les réseaux à l’étranger connaissent globalement une bonne dynamique commerciale. La lisibilité de la solidité financière du Groupe est quant à elle perturbée par les travaux du Comité de Bâle sur la définition des fonds propres prudentiels des banques, avec des décisions finales du Comité qui n’interviendraient que fin 2010. Ceci ne doit pas faire perdre de vue que le groupe Crédit Agricole fait partie aujourd’hui des banques les mieux capitalisées avec 68,8 milliards d’euros de capitaux propres part du groupe et un ratio Tier One de 9,7 % à fin 2009
Des orientations stratégiques qui portent leurs fruits
Le groupe Crédit Agricole peut aujourd’hui tirer les premiers bénéfices des choix opérés en 2008. Le niveau de charges en 2009 est en baisse sensible, à -5,5 % sur un an à périmètre constant. Les activités de la banque de proximité et des métiers spécialisés connaissent de belles performances et procurent des résultats stables et récurrents. Le recentrage de la banque de financement et d’investissement porte ses fruits, puisque Crédit Agricole Corporate and Investment Bank renoue avec les profits au premier trimestre 2010. En outre, le Crédit Agricole réaffirme son ancrage régional tout en consolidant ses positions à l’international. L’occasion de rappeler que les valeurs du Groupe sont avant tout assises sur les femmes et les hommes qui le composent et placent la proximité en première position de ces valeurs. En distribuant plus de 90 % de ses résultats aux actionnaires avec un dividende de 0,45 € par action, Crédit Agricole S.A. a choisi de reconnaître leur fidélité.
« Notre gouvernance est une réalité vivante. Le Conseil d’administration s’est ouvert à des administrateurs indépendants, des femmes, des personnalités extérieures au Groupe, issus de pays européens, qui nous ont apporté un regard et une expérience très précieux. Je suis particulièrement fier de ces évolutions du Conseil d’administration qui répondent à l’évolution du Groupe. »
René Carron, Président
« Le Crédit Agricole ne pouvait rester enfermé dans une bulle hexagonale. Son dynamisme s’est toujours nourri des grandes mutations de la société… française hier, européenne aujourd’hui. Nous avons, à chaque étape, inventé des structures, élargi nos compétences, développé nos métiers pour accompagner l’économie réelle. »
Jean-Paul Chifflet, Directeur général
Jean-Marie Sander
Président de Crédit Agricole S.A. à compter du 19 mai 2010
Exploitant agricole et maire d’Ohlungen, dans le Bas-Rhin, Jean-Marie Sander est Président du Crédit Agricole Alsace-Vosges depuis 1993. Membre du Bureau de la Fédération Nationale du Crédit Agricole depuis 2000 et Vice-Président depuis 2002, il en a été élu Président en avril 2003.
En tant que Président de la SAS Rue La Boétie et Vice-Président de Crédit Agricole S.A. depuis 2003, mais aussi administrateur de LCL et de Crédit Agricole Corporate and Investment Bank, Jean-Marie Sander a une expérience particulièrement riche de la gouvernance du Groupe et de son développement.
Homme de dialogue et de consensus, il est un défenseur convaincu du modèle de banque mutualiste qui a montré son originalité et sa solidité dans la récente crise financière.






