• Taille du texte
  • Contraste
  • 01.02.2018
  • 0

Can we really speak about Brexit ?

Une décision démocratique, un référendum populaire, une sortie envisagée et assumée de l’Union Européenne, oui, mais aussi une négociation avec Bruxelles, des Britanniques demandant la citoyenneté française, et inévitablement des conséquences économiques pour une nation financière, d’abord financière. Nous pourrions en rester là, aux faits simples et avérés, mais cette semaine, voilà qu’une note interne du gouvernement britannique vient troubler le jeu et rappeler que les décisions les plus fortes ont aussi un impact sur la société.

Alors, que nous dit cette note révélée par BuzzFeed ? Eh bien que l’économie du Royaume-Uni est particulièrement impactée par le Brexit. Car que se passe-t-il ? Quelle que soit l’issue des négociations avec l’UE, la croissance annuelle du pays sera bien inférieure aux prévisions actuelles. Tous les secteurs économiques sont touchés, la finance évidemment, puis l’habillement, l’automobile, la distribution, une réaction en chaîne bien compréhensible, normale d’ailleurs pour un pays majeur. Puis la note précise que certaines régions seront plus affectées que d’autres. Ce sera le cas de l’Irlande du Nord, de la région de Birmingham.

Alors les autorités britanniques réagissent à la publication de cette note en modérant ce qu’elle comporte, la Première ministre allant jusqu’à préciser par l’intermédiaire de son porte-parole « qu’il s’agissait d’un travail provisoire, non approuvé par les ministres qui ne porte que sur des scénarios construits sur la base de solutions existantes ». Les Britanniques, de fait, cherchent à construire une relation « sur mesure » avec les Européens. Cela veut-il dire une relation privilégiée, distante mais bien là, c’est d’ailleurs peu ou prou la position du Royaume depuis toujours. Et la question que soulève ce passage compliqué est que nous devons jouer collectif, que l’Europe reste et demeure un rempart. Les blogs des économistes du monde entier racontent par le menu que nous sommes à un tournant, avec des prévisions générales plutôt bonnes et des intérêts particuliers très aiguisés. C’est ce qui rend ce moment important et aussi passionnant.

Que pouvons-nous encore construire ensemble ? A plusieurs, dans le respect de chacun ? La mondialisation est plus forte que nos histoires individuelles. Elle a déjà choisi son camp. Celui de l’efficacité, des échanges, et donc de l’avenir. Alors n’insultons pas le progrès…                

Christian Moguérou , journaliste

Dans la même chaîne thématique