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  • 27.07.2017
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Une nouvelle ambition pour l’agroalimentaire français – Parole d'expert : itw de Philippe Chapuis

Plus de 130 participants étaient réunis jeudi 29 juin lors de la Présentation des 15 RECOS du Think Tank Agroalimentaire dont Crédit Agricole est l’un des partenaires. Pour cette édition, le thème central de réflexion était « Une nouvelle ambition pour l’agroalimentaire français ».  Le Crédit Agricole qui a créé l’observatoire des Industrie Agroalimentaires est un acteur clé de l’accompagnement de ce secteur.  Notre expert, Philippe Chapuis, Directeur de l’Agroalimentaire chez Crédit Agricole S.A. nous livre sa vision.

Il a dit : « Le développement du numérique est une condition incontournable non seulement pour la croissance mais pour la pérennité des entreprises »

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  1. Quel regard portez-vous sur le secteur agroalimentaire français ? A-t-il perdu de sa superbe ?

P. Chapuis : Si le secteur agroalimentaire français reste encore un des fleurons de l’industrie française, il doit regagner en compétitivité comme le montre quelques constats :

  • la France est passée en 15 ans du deuxième au quatrième rang des pays exportateurs de produits agroalimentaires dans le monde
  • des filières autrefois d’excellence sont aujourd’hui à la peine : la filière volaille sur laquelle nous supportons 40 % d’importations, la baisse des excédents sur les bovins et l’aléa conjoncturel majeur sur les céréales ont grevé nos performances en 2016-2017
  • Seul le lait dans une moindre mesure et les vins et spiritueux tirés par le Cognac et les grands crus de Bordeaux et Bourgogne permettent à la France de maintenir un excédent. Mais rappelons que même les formidables performances du Champagne a été touchées cette fois par le Brexit

 

  1. Que fait le Crédit Agricole pour la filière ?

P. Chapuis : Le Crédit-Agricole a toujours été aux côtés des filières. Si l’on regarde uniquement les financements, le Crédit Agricole finance près de 70% de l’agriculture et près de 40% de l’agroalimentaire français. C’est le reflet de notre accompagnement dans la durée et de la confiance de nos clients.

Nous continuerons bien sûr dans ce sens. C’est avec satisfaction que nous constatons que des actions fortes ont déjà été engagées. Je parlais de la filière volailles précédemment. Et bien le leader français du secteur contribue à une reprise en mains du sourcing par la filière France : cela va bien sûr dans le bon sens et dans l’intérêt amont / aval. C’est une des ambitions affichées par ce grand groupe ! Heureusement d’autres exemples vont conforter cette initiative dans plusieurs secteurs.

 

  1. On parle de transformation numérique qui est très à la mode : quelle est la place du numérique dans l’agroalimentaire français ?

P. Chapuis : Le développement du numérique et même l’intégration du numérique dans les méthodes commerciales et par voie de conséquences les processus industriels est une condition incontournable non seulement pour la croissance mais pour la pérennité des entreprises. Le monde est train de changer. Tous les secteurs y sont confrontés. La question n’est plus de s’y préparer mais de mettre en œuvre car le consommateur a déjà changé et ses habitudes également. Il n’y a qu’à regarder le comportement des jeunes pour en être convaincus : leur rapport à la distribution est déjà bouleversé par rapport à leurs parents.