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Back from Vegas

Le Consumer Electronics Show (CES) serait presque une source de frustration (il est inenvisageable d’en voir plus de 10% en 4 jours), s’il n’était pas le seul endroit au monde permettant de se faire une idée globale de l’avenir technologique, perspective indispensable pour se positionner en tant qu’innovateur. Retour sur les conversations qui ont fait le salon.

Un salon à l’image de la ville : démesuré.

Le parcourir est une épreuve d’endurance, mais surtout une épreuve de synthèse, tant les innovations présentées touchent des domaines variés et des prérequis de compétences diverses. En quatre chiffres, le CES, c’est près de 200 000 invités, qui se disputent une surface de 250 terrains de foot et sont accueillis par 4 000 exposants et désormais 900 start-up.

 

La healthtech, ces objets qui vont se soucier de votre santé

 

De belles avancées ont été réalisées dans le domaine de la santé et ce, pour des pathologies très diverses. En voici quelques exemples…

Les têtes d’échographie ne coûtent presque plus rien à fabriquer, et plusieurs constructeurs proposent un auto-diagnostic via ces accessoires. Étant donné les capacités de l’IA, on devrait vite pouvoir faire une échographie à domicile et avoir en direct une analyse de haute fiabilité ou des images 3D saisissantes de vérité !

A l’avenir, il faudra également compter avec le FocusFit de BrainCo, sorte de serre-tête, utilisant la technologie de l'électroencéphalographie (EEG), qui permet de mesurer précisément votre niveau de concentration sur un sujet précis et, via une application, de lancer des commandes.

UrgoTech est lui plutôt une sorte de diadème qui, couplé à une application, entraîne les ondes cérébrales du sommeil pour diminuer le temps d’endormissement et améliorer la qualité du sommeil. 

 « Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ? ». Si la méchante Reine de Blanche Neige avait eu en sa possession le miroir intelligent CareOs, non seulement elle aurait obtenu une réponse précise à sa question mais elle aurait pu bénéficier, en outre, d’un coaching personnalisé, d’un test d’acuité visuel, d’essais virtuels de produits de beauté, etc. Bref, elle aurait mis plus de chances de son côté pour rivaliser avec la princesse…

Devinnova s’occupe du cœur. Cet objet connecté est un dispositif médical assurant la prévention des risques cardio-respiratoires et vasculaires. Il mesure des informations comme le rythme cardiaque, la tension artérielle, l’hydratation ou le rythme respiratoire. Il sait prédire un infarctus 2 mois avant qu’il ne survienne. De là à dire que ça ne génère aucun stress…

Et puisqu’on parle de stress, HYPNO VR est une solution logicielle qui recourt aux casques de réalité virtuelle pour effectuer des anesthésies sous hypnose afin de diminuer l’anxiété des patients lors de gestes douloureux. Conçu par des médecins anesthésistes hypnopraticiens, la solution est, semble-t-il, fiable et déjà déployée dans certains hôpitaux.

 

Les transports passent la vitesse supérieure

 

 

En route vers le MAAS

En matière de transports, l’un des sujets du moment, c’est le MAAS (Mobility as a service) qui a pour ambition de faciliter la vie des usagers de transport urbain en mettant à leur disposition un abonnement et une plateforme uniques pour rechercher des itinéraires « multi-modaux » et les réserver en une seule fois. Avec le MAAS, la seule chose dont vous vous préoccupez, c’est où vous souhaitez aller et quand. Tel un assistant personnel, une application smartphone vous propose ensuite les chemins les plus rapides, les moins chers ou les plus confortables, ces chemins étant des combinaisons de modes de transports multiples, qu’ils soient publics, privés ou partagés. Le MAAS s’applique aussi au deux-roues, qui pourra être équipé d’un antivol BISECU, contrôlable depuis son mobile et donc partageable avec d’autres. Pendant ce temps, Harley Davidson passe à l’électrique…

 

Les véhicules autonomes

Certains modèles présentés atteignent déjà le niveau 4, le plus haut. C’est celui qui offre au conducteur la possibilité de vaquer à d’autres occupations que celle de diriger la voiture. Il ne lui sera pas demandé de se tenir prêt à reprendre les commandes…

C’est le cas du SUV M-Byte, le Tesla chinois, dont la production démarrera officiellement fin 2019. Rassurez-vous, des laboratoires de plein air sont prévus pour tester les véhicules autonomes sur des circuits fermés dans des conditions de trafic réelles.

 

La conquête de l’espace

Les véhicules autonomes investissent aussi les airs : c’est le cas de la moto drone volante ElectraFly qui dispose d’une autonomie de 50km pour une charge de 150 kg, et pourrait être commercialisée dès 2021, ou du taxi volant Bell qui sera prêt à décoller en 2025.

 

La sécurité, un domaine crucial

 

C’est un peu le serpent qui se mord la queue : l’avènement du tout digital, qui vise à simplifier et protéger la vie de ses utilisateurs implique en parallèle une sécurisation toujours plus grande des données, à l’image de Green Hills Software, cette entreprise qui certifie le niveau de sécurité des algorithmes nécessaires pour le fonctionnement des voitures autonomes.

Même chose pour la start-up française Keopass, une clé biométrique universelle qui remplace les mots de passe par les empreintes digitales et fonctionne avec tous les appareils connectés (pc, mac, smartphones, tablettes...) en connectivité Bluetooth low energy et USB.

Ou encore Schield, commercialisé par Linksys, une box permettant de sécuriser son réseau WiFi des virus, malwares et autres intrusions.

 

 

Une fascination pour la réalité virtuelle

 

Cette année, les acteurs du secteur présentaient de nouvelles interfaces beaucoup plus intrusives. C’est le cas de l’interface haptiquesans connexion, qui pourrait se définir comme une sorte de « retour de force », c’est-à-dire la possibilité de sentir des interactions physiques avec un environnement virtuel.

Avec sa main, l’utilisateur peut sentir un mur devant lui, une poignée de porte, etc… Beaucoup de constructeurs s’y intéressent, notamment Apple qui a déposé, 2 jours avant l’ouverture du CES, un brevet de gant haptique. Mais une startup de l’Eurekapark a fait encore mieux : grâce à un simple émetteur posé devant elle, la personne ressent des interactions virtuelles comme si elles étaient physiquement réelles.

De son côté, UltraHaptic proposait d’exploiter cette technologie sans contact sur les tableaux de bord automobiles, rendant plus faciles et plus sûrs la modification des paramètres et le contrôle des fonctionnalités de la voiture, car elle fait appel à de simples gestes plutôt qu’aux mouvements précis des doigts.

 

Ces innovations qui ne font plus recette ou qui tardent à décoller

Si l’intelligence artificielle continue d’être partout, il n’empêche qu’on en parle moins. Les autres sujets autour desquels l’enthousiasme s’émousse un peu sont l’impression 3D, les bracelets d’activité, les puces électroniques (bien qu’elles soient plus petites), les appareils photos (bien qu’ils soient plus puissants), les smartphones (bien qu’ils soient plus performants) et les robots, qui ne font plus rêver. Et en matière de téléphonie, les nouvelles relatives à la 5G se font vraiment attendre.

 

La délégation du Crédit Agricole commente le CES 2019

Un peu de rêve…

Le CES, c’est avant tout un salon de la haute technologie grand public. Pour rêver et découvrir les objets de demain, il faut se rendre sur les stands des grands constructeurs du LVCC (Sony, LG, Samsung, …). C’est vraiment là que ça se passe. 

Ces stands nous proposent tous des écrans 8K criants de réalisme, pliables, LG propose d’enrouler son téléviseur dans la barre de son (très impressionnant), la réalité virtuelle est saisissante sur ces stands, tant au niveau de l’image que du son immersif.

 

Sources : CA Store, le Village by CA, Wavestone Transportshaker

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