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La « smart city » : l’innovation au service de la ville de demain

Pour pouvoir répondre aux défis du changement climatique et permettre une meilleure optimisation des ressources, certaines villes durables utilisent les nouvelles technologies pour recueillir des données sur les transports, la pollution, les habitudes de consommation, etc. Comment une ville peut-elle être « intelligente » ? Quelles sont les initiatives déjà existantes en France ? Pourquoi la « smart city » fait-elle parfois l’objet de critiques ?

La smart city : l’innovation au service de la ville de demain

Qu’est-ce qu’une « smart city » ?

L'expression « smart city » (traduction anglaise de « ville intelligente ») désigne une entité urbaine capable de recueillir des données qualifiées sur les différents comportements de ses usagers et sur ses infrastructures, grâce à des compteurs, capteurs et caméras insérés dans le mobilier urbain (lampadaires, abribus, poubelles, réseaux de distribution d’eau et d’électricité…). Ces données sur les transports, la pollution, les habitudes de consommation, etc. sont ensuite analysées grâce aux outils numériques. Une fois traitées, les données ont vocation à permettre aux décideurs de mettre en place une gestion qui optimise les ressources et usages de la ville.

Concrètement, une ville connectée peut décider de faire varier la lumière des bâtiments publics en fonction de la luminosité, elle peut indiquer aux habitants les zones les plus polluées de la ville, elle peut détecter rapidement une fuite d'eau sur le réseau de distribution, etc.

En matière d’habitat, les logements d’une « smart city » peuvent être équipés de capteurs connectés permettant de relier en temps réel les habitudes de consommation du foyer et les conditions météorologiques (températures, niveau d’ensoleillement), ceci afin de régulier automatiquement la distribution énergétique.

En matière de transport, des capteurs peuvent transmettre des informations en temps réel sur l’état du trafic routier et peuvent permettre de repérer les voies engorgées ou les accidents de la route. L’information est gérée par la ville mais retransmise aux usagers notamment grâce à des applications mobiles.

La « smart city » doit être une ville collaborative

Une « smart city » ne peut fonctionner efficacement que s’il y a une collaboration active entre la collectivité locale et les usagers mais également entre les usagers eux-mêmes. Une fois collectées et analysées, les données ont vocation à être mises à disposition de façon transparente afin d’être utilisables par les différents acteurs de la ville (citoyens, professionnels, entreprises).

Les initiatives en France

Il existe en France quelques exemples d’applications concrètes du concept de « smart city » :

  • La métropole lilloise dispose d’ores et déjà de réseaux d’assainissement et de chauffage intelligents sur environ 70 km capables de générer 20 à 30 % d’économies d’énergie par rapport aux réseaux traditionnels.

 

  • À Nantes, plusieurs applications mobiles permettent d’optimiser les déplacements des usagers, de réaliser des démarches administratives et d’avoir accès en simultané à des informations utiles sur la ville et les services publics. La ville dispose également de l’une des plateformes d’open data (plateformes de données publiques) les plus développées en France.

 

  • La ville de Lyon a été élue 1ère ville intelligente de France et 10ème d’Europe par le Parlement Européen en 2015. La ville dispose d’un réseau intelligent de données particulièrement développé et déploie régulièrement des solutions innovantes liées à la problématique de gestion de l’énergie. De nouveaux projets architecturaux ont également vu le jour comme, depuis 2010, le quartier de Lyon Confluence.

Que deviennent les données collectées par une « smart city » ?

Les habitants d’une « smart city » peuvent légitimement se poser la question de la conservation, protection et utilisation des données recueillies les concernant. En effet, les responsables de la collecte des données urbaines disposent de nombreuses informations sur les habitants de la ville telles que, selon le cas, leurs déplacements, leurs habitudes de consommation, etc. Ces données ne doivent servir qu'au fonctionnement efficace de la ville et ne doivent pas être utilisées pour exercer un contrôle des citoyens ou pour définir, à leur insu, des stratégies marketing. Elles doivent également être conservées dans des conditions de sécurité maximum afin de ne pas être dérobées lors d’un piratage informatique.

Sources : banquedesterritoires.fr ; smart-city.eco

 

 

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