• Taille du texte
  • Contraste

Prêts Garantis par l’Etat : où en est-on 1 an après ?

Le point sur un mécanisme de soutien essentiel pour de nombreux professionnels et entreprises touchés par la crise sanitaire et dont près de 678 000 entreprises ont bénéficié en un an. 

Prêts Garantis par l’Etat : où en est-on

Lancés le 24 mars 2020, au plus fort de la crise, les prêts garantis par l’Etat (PGE) visent à aider les acteurs économiques à bénéficier d’une avance de trésorerie, suite à l’arrêt ou la baisse de leur activité. Ils sont octroyés par les banques, à prix coûtant, à des entreprises, des professionnels et agriculteurs et « sécurisés » par une garantie, apportée par l’Etat, sur une grande partie des montants, via Bpifrance. Les PGE sont un élément central du Plan de relance du Gouvernement.

 

Un dispositif largement utilisé…

Sur le plan national

Les PGE ont été rapidement et massivement déployés : à mi-février 2021, près de 678 000 entreprises en ont bénéficié pour un total de 133 Mds€. Le taux de refus global des dossiers est faible, de l’ordre de 2,8 %.

Ce sont les très petites entreprises, celles dont le chiffre d’affaires est inférieur à 2 M€, qui ont montré la plus forte appétence pour ce dispositif : elles constituent environ 88 % des bénéficiaires. Les montants qui leur ont été accordés représentent plus de 40 % du total des prêts. Les PME se sont vu accorder, quant à elles, 34 % du total, à date.

Ci-dessous, le suivi de la Banque de France des entités bénéficiant du PGE au 26 février 2021, avec une ventilation par secteur d’activité.

 

 

  

Au niveau du groupe Crédit Agricole

A mi-février, le Groupe a accordé 178 200 PGE (186 814 au 12 mars), soit 26,3 % du total accordé (28,1 % au 12 mars), ce qui en fait la 1re banque en France. En montant, les prêts accordés à mi-février par le Groupe représentent plus de 27 Mds€, soit 23,6 % du total. Le taux de refus est, quant à lui, légèrement en deçà de la moyenne des banques avec 2,73 % contre 2,8 % pour l’ensemble des établissements. Ces chiffres, supérieurs aux parts de marché du Groupe témoignent de sa mobilisation dans cette période exceptionnelle.

Mais au-delà des chiffres, l’engagement du Groupe s’est voulu très qualitatif : à titre d’illustration, des formations dédiées ont été mises en place avec l’IFCAM pour les Chargés d’affaires entreprises et les conseillers pros et agris afin d’accompagner au mieux les clients dans ce contexte particulier.

Les retours de ces derniers sont globalement très positifs : ils ont eu le sentiment d’être écoutés, compris et surtout soutenus durant cette période. A noter que, pour la 1re fois, le Crédit Agricole prend la position de leader sur le marché des Professionnels dans le baromètre image IPSOS : les clients ont souligné sa réactivité et sa capacité à bien les conseiller.

Pour Benoît Passaga, Directeur marchés Entreprises et Secteur Public chez Crédit Agricole SA/DCH, « le Groupe a fait preuve d’une exceptionnelle adaptabilité pour mettre en place avec succès les PGE.

Le jeu collectif s’est accéléré entre les marchés spécialisés Professionnels, Entreprises et Agriculture des différents réseaux du groupe (Caisses régionales, LCL et CACIB), les Pôles utilisateurs (Crédits, Risques, Entreprises, Finance), CATS et les équipes juridiques, risques, financières, RCR, affaires publiques, communication de Crédit Agricole SA, les filiales (CAAPE et CALF) et la FNCA.

A souligner, le travail des équipes des Pôles Utilisateurs et Produit Crédit, en lien avec leurs CRs référentes : elles ont grandement facilité l’action des conseillers et des chargés d’affaires par la numérisation et l’automatisation des processus conseillers et clients.

Le succès du Groupe dans la mise en œuvre des PGE est une fierté, tout comme la volonté de marquer encore notre différence dans l’accompagnement de nos clients dans la relance post-covid. »

  

… qui a conduit le Gouvernement, en accord avec la FBF, à en adapter les modalités

Le succès du dispositif et l’étalement dans le temps de la crise sanitaire ont conduit le Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, en concertation avec la Fédération Bancaire Française à accorder, le 14 janvier dernier, à toutes les entreprises qui le souhaitent, quelles que soient leur activité et leur taille, le droit d’obtenir un différé d’un an supplémentaire pour commencer à rembourser leur prêt garanti par l’État (PGE).

Une entreprise ayant contracté un PGE en avril 2020, et qui ne souhaiterait pas commencer à rembourser à l’issue de la 1re année, peut ainsi demander un report d’un an et commencer à rembourser son capital à partir d’avril 2022. Toutes les entreprises sont actuellement contactées par leurs conseillers ou chargés d’affaire pour décider ensemble du plan de remboursement de leur PGE.

Par ailleurs, les PGE initialement ouverts jusqu’au 31 décembre 2020, ont été prolongés, pour toutes les entreprises, jusqu'au 30 juin 2021.

 

 

Et maintenant ?

Les clients qui ont souscrit les premiers PGE, il y a près d’un an, vont-ils choisir de commencer les remboursements ou opter au contraire pour un amortissement long ? D’après une enquête menée fin février auprès des Caisses régionales, sur environ 12 000 bénéficiaires de PGE, plus de 80 % d’entre eux auraient l’intention de choisir l’amortissement (cette décision devant être prise un mois avant la date d’échéance). Dans ce cas, le processus de transformation développé par les équipes CATS sera largement automatisé et permettra grâce à l’utilisation d’un robot un traitement de masse de plus de 80% des PGE. Les contrats pourront eux être signés électroniquement par les clients

Dans le réseau LCL, sur environ 10 000 clients Professionnels et Entreprises ayant déjà exprimé leurs choix, 94 % d’entre eux souhaitent amortir leurs PGE très majoritairement sur une durée de 5 ans. Là aussi la satisfaction clients a guidé les choix de développement faits par les équipes IT.

 

 

Quelques témoignages de collaborateurs 

 

A lire aussi :

» Comprendre le mécanisme du PGE

Dans la même chaîne thématique