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Le Crédit Agricole classé comme une des grandes banques mondiales finançant le moins les énergies fossiles

Un rapport de Rainforest Action Network, un collectif international de 56 associations, publié en 2018 a constaté que 115 milliards de dollars (93 milliards d’euros) de financements bancaires ont été attribués à des projets d’exploitation des énergies fossiles les plus polluantes en 2017. Ces financements bancaires ont augmenté de 11%.

Le collectif alerte donc la communauté internationale : « Il est de plus en plus risqué pour les banques de continuer à soutenir les projets carbonés. La société civile est aujourd’hui consciente de l’enjeu climatique. Nous exigeons des banques qu’elles mettent fin au financement des projets les plus émetteurs de GES et à toute expansion des combustibles fossiles, tout en veillant à ce que leurs financements ne contribuent pas aux violations des droits de l'homme ».
 
Le rapport intitulé « Banking on Climate Change: Fossil Fuel Finance Report Card 2018 » analyse les soutiens sous forme de prêts et d’actions et obligations émis par les 36 plus grandes banques internationales au profit des 30 plus grosses entreprises actives dans chacun des secteurs suivants : les sables bitumineux, les forages en Arctique et en eaux profondes, les mines et centrales de charbon, l’exportation de gaz liquéfié.
 
Les banques ne sont pas collectivement responsables des émissions de gaz à effet de serre. L'étude affirme que les banques américaines et canadiennes financent davantage ces énergies dangereuses pour le climat et les droits des populations. A l'inverse, les banques européennes, chinoises, australiennes et japonaises, elles, ont diminué leurs financements ces dernières années. Voici les résultats détaillés :

schéma

En France, la Société Générale, la BNP Paribas et le Crédit Agricole ont participé en 2017 à hauteur de 5,4 milliards de dollars (4,4 milliards d’euros) au financement de ces secteurs avec la répartition suivante : 60,1% par Société Générale, 20% par BNP Paribas et 19,9% par Crédit Agricole.
 
Le Crédit Agricole est un des acteurs majeurs du financement de la transition énergétique
 
A l’occasion du Climate Finance Day, le 28 novembre 2018, Philippe Brassac a rappelé notre engagement fort dans la lutte contre le réchauffement climatique et a fixé 3 engagements :
1. Accompagner tous nos clients dans la transition vers une économie dite « bas carbone », alignée sur la trajectoire 2°C de l'Accord de Paris.
2. Intégrer massivement les critères ESG dans les financements et les investissements que nous proposons.
3. Investir et favoriser les investissements/financements des projets d'énergie renouvelable à grande échelle.
 
Le Crédit Agricole a complété en fin d’année son leadership mondial en la matière avec une émission inaugurale d'1 milliard d’euros, portée par toutes les entités du groupe Crédit Agricole qui ont adhéré, sur tous les territoires en France et à l’international. Les actifs appartiennent obligatoirement aux secteurs suivants : énergies renouvelables, immobilier vert, efficacité énergétique, transports propres, gestion des déchets et de l’eau, agriculture durable et gestion des forêts. Le Groupe est le premier arrangeur au monde en matière d’obligations vertes et le premier financeur institutionnel des photovoltaïques de France.
 
Par ailleurs, l’empreinte carbone de son portefeuille de financements a baissé de 25 %, passant de 160 millions de tonnes en 2012 à 120 millions de tonnes en 2017.
 
 
Pour plus d’informations sur cette étude :
https://www.ran.org/wp-content/uploads/2018/03/Banking_on_Climate_Change_2018_final.pdf
 
 

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