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  • 04.04.2018
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Éléments sur la situation des PME en France

La France compte près de 3,5 millions de petites et moyennes entreprises (PME) dont 96% comptent moins de 10 salariés. Elles emploient 48% de la main-d’œuvre et réalisent 44% de la valeur ajoutée. Cet ensemble regroupe des entreprises hétérogènes présentes principalement dans les services et dans la construction.

Définition des PME (définition introduite par la Loi de Modernisation de l’économie, LME, de 2008) :

  • moins de 250 salariés et
  • chiffre d’affaires hors TVA inférieur à 50 millions d’euros ou bilan consolidé inférieur à 43 millions d’euros.

Près de 3,5 millions de PME en France dont environ 135 000 PME hors microentreprises.

Les PME jouent un rôle primordial dans le tissu productif :

  • elles emploient 48% de la main-d’œuvre en France,
  • réalisent 44% de la valeur ajoutée,
  • emploient en moyenne 27 salariés (hors microentreprises).
Capture VA PME

Les caractéristiques des PME

Les PME en France présentent plusieurs faiblesses structurelles. On notera d’abord un problème de taille. Les PME françaises sont en moyenne plus petites que la moyenne européenne, et singulièrement plus petites que les PME allemandes. Par ailleurs, le taux d’exportation, le taux d’investissement et le taux de marge des PME sont plus faibles que ceux des autres types d’entreprises.

Capture Répartition PME_pays

La cause principale de ces faiblesses réside dans le déficit structurel de compétitivité français dont pâtissent les PME, qui s’explique notamment par des coûts du travail et une fiscalité élevés.

Les mesures mises en place depuis 2014 en faveur des entreprises, (Pacte de Responsabilité et CICE notamment) et celles prévues à l’horizon 2022 vont permettre d’amplifier le redressement des marges et des profits. Toutefois, le déficit de compétitivité coût, notamment par rapport à l’Allemagne demeure substantiel et on ne constate pas encore de redressement des parts de marché de la France.

Le financement des PME

Par ailleurs, concernant leur financement, les PME se distinguent par une part importante d’autofinancement et un niveau d’endettement relativement bas par rapport à la moyenne des autres entreprises.

En outre, les PME sont largement dépendantes du crédit bancaire pour se financer. La demande de crédit des PME apparaît robuste et élevée d’après les enquêtes disponibles. De plus, les PME semblent accéder aisément au crédit et dans ces conditions financières accommodantes, compte tenu notamment d’un coût apparent de l’endettement qui demeure peu élevé et proche de celui de la moyenne des autres entreprises. La croissance de l’encours de crédit aux PME est un peu moins dynamique que celle de l’ensemble des entreprises, mais cela ne semble pas provenir de contraintes d’offre, mais plutôt d’un besoin de financement un peu moins élevé que celui des autres entreprises.

Par ailleurs, la part des capitaux propres dans les bilans des PME est assez élevée et progresse sur la période récente. Cela suggère une amélioration de la structure financière des PME, et potentiellement des comportements de précaution, mais pas un manque évident de fonds propres.

 

Capture répartition capitaux propres_PME

En conclusion, le problème principal des PME est moins à chercher du côté des contraintes de financement que de celui de leurs faiblesses structurelles (taille réduite, faible présence à l’exportation et déficit de compétitivité français).

 

Olivier Éluère et Ludovic Martin, Études Économiques Groupe

 

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