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  • 23.05.2017
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Start me up

Il n’était pas question ici de simplement singer une chanson des Rolling Stones, mais de s’interroger sur l’avenir des start-up en France. Vraisemblablement, c’est entre leurs mains que se situe la manne des emplois à venir. Et comme le nouveau président élu délivre un ADN très 2.0, tout devrait bien se passer.

Seulement voilà, le doute plane sur le regard que porterait le locataire de l’Elysée sur les PME-PMI. Quelques chiffres récents devraient pourtant le convaincre d’agir en direction de cette cible. L’Europe apparaît en effet comme la locomotive des start-up de la finance, comme le précise le quotidien les Echos : « les jeunes pousses qui misent sur l’assurance et les innovations réglementaires attirent les capitaux. » L’autre bonne nouvelle, c’est que la France tire formidablement bien son épingle du jeu.

L’appétit du capital-risque pour les « regtech » se confirme ; des « entreprises qui proposent simplement de venir en appui des institutions financières sur le volet réglementaire. » comme le souligne le grand quotidien économique. Et d’ajouter : « les investissements réalisés dans les « assurtech » ont doublé entre 2015 et 2016. N’oublions pas non plus l’attractivité des entreprises spécialisées en intelligence artificielle qui offrent d’ailleurs de nouvelles perspectives aux sociétés financières et qui donnent parfois des sueurs froides aux banques dans le même moment.

Si les investissements se ralentissent dans d’autres zones du monde, l’Europe, et notamment la France, ont des atouts à faire valoir. Ce que disent ces chiffres, ce que suggère cette situation, c’est qu’un regard attentif du nouveau pouvoir en place sera nécessaire, alors que l’effet Macron s’essouffle sur les marchés. Les entreprises ont publié globalement des résultats supérieurs à leurs prévisions d’environ 5%, un dynamisme européen existe, une croissance plutôt plus forte que prévu est attendue en fin d’année. Alors les analystes scrutent les premiers pas du gouvernement pour tenter de comprendre comment la machine de guerre économique sera déployée. Dans le même temps, le gouvernement devra sans doute légiférer sur les acteurs de l’ubérisation de l’économie. On le voit, l’innovation est au centre du jeu, les nouveaux comportements entrepreneuriaux aussi. Un moment aussi passionnant qu’important, les attentes des entreprises sont fortes, les auto-entrepreneurs veulent une réforme, les patrons de PME un autre RSI…

Or, c’est ici que le bassin d’emploi du futur s’annonce le plus prometteur. Alors oui, le jeune président, après sans doute avoir été espéré, est aujourd’hui particulièrement attendu. Les banques guettent. Certains bloggeurs financiers vont jusqu’à dire : « c’est now or never ». Osons le dire, ce serait bien que ce soit now…

Christian Moguérou

Sources : Le Figaro Economie, Harvard Business Review, Financial Times, Le Monde, Le Point, Les Echos…