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  • 06.12.2017
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Finance Climat : Crédit Agricole S.A. va plus loin dans ses engagements

Deux ans après les Accords de Paris sur le climat, le Groupe décide d’amplifier les engagements pris en 2015 : augmentation des financements verts, intégration de la dimension climat dans l’évaluation des risques, exclusion des hydrocarbures les plus impactants pour l’environnement et compensation de l’ensemble de son empreinte carbone directe.

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LE CRÉDIT AGRICOLE A UN RÔLE DÉTERMINANT D’ENTRAINEMENT DE L’ÉCONOMIE DANS LA TRANSITION ÉNERGETIQUE

Conformément à son ADN de banque « verte », le Crédit Agricole a un rôle déterminant à jouer dans la facilitation des transitions énergétique et carbone. Il accompagne de manière réaliste mais exigeante ses clients dans leurs transformations, dans la durée, en leur apportant des solutions adaptées et innovantes. Philippe Brassac, Directeur Général de Crédit Agricole S.A. : « Nous sommes accompagnateurs du progrès : notre rôle est d’accélérer la transition énergétique et d’inciter, par nos expertises, nos clients à faire évoluer leurs modèles économiques. Pour être efficace, nos engagements se doivent donc d’être précis et techniques. »

LES NOUVEAUX ENGAGEMENTS DE CRÉDIT AGRICOLE S.A. :  

  1. 100Mds€ de financements verts arrangés d’ici 2020 dans le monde. Le Crédit Agricole amplifie l’engagement déjà pris à la COP21 à hauteur de 60Mds€ de financements verts d’ici à 2018.

  2. En France, avec les Caisses Régionales et LCL : financement d’1 projet sur 3 en énergie renouvelable et en efficacité énergétique d’ici à 2020. Par cette mesure, le Crédit Agricole entend doubler le niveau de financement des Énergies Renouvelables dans l’hexagone.

  3. Dès la fin de l’année 2017, prise en compte de la dimension climat pour évaluer les profils de risques de nos grands clients et de leurs projets. Cette disposition sera progressivement étendue à d’autres catégories de clientèles.

  4. Exclusion des hydrocarbures les moins performants sur un plan énergétique et les plus impactants pour l’environnement, incompatibles avec les objectifs de lutte contre le changement climatique et représentant un risque économique. Ce critère englobe notamment :

    • Tous les projets de sables bitumineux,

    • Tous les pétroles issus de la région Arctique (off-shore et on-shore),

    • Les gaz ou pétroles de schiste dont l’exploitation occasionne un torchage (« flaring ») ou évaporation (« venting ») excessifs,

    • Les projets d’infrastructure principalement dédiés à des projets concernés par les critères d’exclusion ci-dessus,

  5. Crédit Agricole S.A. s’engage à compenser l’ensemble de son empreinte carbone directe jusqu’en 2040 au travers du fonds carbone Livelihoods.
     

ANNEXES :

  1. Les engagements annoncés dans le détail

  2. Rappel des initiatives prises par le Groupe depuis 2003

  3. Infographie

Annexe 1 : Détail des engagements annoncés

  1. Amplification de l’engagement déjà pris à la COP21 d’arranger 60Md€ de financements verts dans le monde à 100Md€ d’ici 2020 (Green Bonds et Green Loans de CA-CIB),

  2. En France, financement d’un projet sur trois en énergie renouvelable et en efficacité énergétique d’ici à 2020 (CA Leasing & Factoring – Unifergie avec les Caisses Régionales et LCL),

  3. Ajout de la dimension Climat aux éléments Environnement, Social et Ethique déjà présents dans nos procédures pour l’évaluation des profils de risque de nos grands clients et de leurs projets,

  4. Dans le cadre de ses politiques sectorielles, le Groupe actualise les politiques pétrole-gaz et gaz de schiste, en vigueur depuis 2012, avec des exigences techniques supplémentaires visant à exclure les hydrocarbures les moins performants et les plus dangereux, incompatibles avec les objectifs de lutte contre le changement climatique et représentant un risque économique pour leurs investisseurs :

    • Les techniques les moins efficientes sur le plan énergétique et plus génératrices d’émissions néfastes. Soit tous les projets « extra heavy oil » (indice API[1] de 10 degrés ou moins) quel que soit leur mode d’extraction. Ce critère englobe notamment tous les projets de sables bitumineux. L’extra heavy oil représente plus de la moitié des ressources mondiales estimées (source Oilfield Review 2016 Schlumberger). De même, tous les projets de Gas to Liquids.

    • Tous les pétroles issus de la région Arctique, qu’ils soient off-shore (déjà exclus depuis 2012) ou on-shore

    • Les gaz ou pétroles de schiste dont l’exploitation occasionne un torchage (« flaring ») ou évaporation (« venting ») excessifs. Ceci s’ajoute aux exigences déjà posées par le Crédit Agricole depuis 2012 en matière de consultation des populations impactées ou de gestion responsable de la ressource en eau

    • Les projets d’infrastructure principalement dédiés à des projets concernés par les critères d’exclusion de la politique RSE – Secteur du pétrole et du gaz. Sont concernés, de manière non exhaustive, les usines de traitement, les utilités (électricité, eau, gaz industriels, etc.) les pipelines, facilités de stockage et de distributions

  5. Poursuite de la réduction et compensation de l’ensemble de l’empreinte carbone directe de Crédit Agricole S.A. et ses filiales, jusqu’en 2040, au travers du fonds carbone « Livelihoods ».  
    L’objectif de Livelihoods est d’améliorer les conditions de vie de populations rurales de pays en développement grâce à la finance carbone. Le fonds finance des projets de reforestation et restauration d’écosystèmes dégradés, d’agroforesterie et de petite énergie rurale. Ces projets permettent aux populations locales de retrouver des conditions de développement économique durable et fournissent aux actionnaires des crédits carbone. Le deuxième fonds carbone Livelihoods, auquel Crédit Agricole SA a décidé de participer, a un objectif de 100 millions d’euros d’investissement. Il vise à éviter l’émission de 25 millions de tonnes de CO2 et à améliorer les conditions de vie de plus de 2 millions de personnes. Nous sommes motivés par les résultats obtenus en 5 ans par le premier fonds carbone Livelihoods : 1 million de bénéficiaires parmi les communautés les plus défavorisées de pays en développement ; 130 millions d’arbres plantés, soit une surface équivalente à 5 fois la superficie de Paris ; 120 000 familles équipées de foyers de cuisson améliorés qui réduisent la consommation de bois, la déforestation et améliorent la santé des femmes qui ne sont plus exposées à des fumées toxiques ; 10 millions de tonnes de CO2 séquestrés ou évités à terme (les projets durent entre 10 à 20 ans).


[1] L’indice API (American Petroluem Institute) mesure la densité du pétrole (ex. : 10° = très lourd ; 60° = très léger)

 

Annexe 2 : Détail des engagements annoncés

UN ENGAGEMENT HISTORIQUE ET PRECURSEUR :

  • Crédit Agricole a participé depuis de nombreuses années déjà à la création d’initiatives structurantes comme les Principes Equateur en 2003, les Principes Climat en 2008 ou les Principes sur les obligations vertes en 2014, ainsi qu’au développement de meilleures pratiques, notamment avec le financement d’énergie renouvelable depuis la fin des années 1990, la publication de l’empreinte carbone induite par nos financements depuis 2011, ou de politiques sectorielles pour les activités ayant un fort impact potentiel en matière environnementale ou sociale depuis 2012,

  • Cet engagement au quotidien se traduit par le développement de solutions d’ingénierie financière et une allocation réfléchie de nos moyens d’intervention pour avoir un rôle d’entrainement déterminant dans la lutte contre le changement climatique (Green Bonds et Green Loans de CA-CIB, Fonds Amundi Green Bonds et bas carbone, investissements dans les énergies renouvelables de CAA, expertise de CA Leasing & Factoring – Unifergie et engagement avec les CR et LCL dans le financement des énergies renouvelables en France, financement de l’efficacité énergétique des entreprises et des particuliers…),

  • Une position de leader mondial pour la structuration de Green Bonds,

  • De façon générale nous accompagnons tous nos clients vers des modèles économiques plus sobres en énergie et en carbone et réorientons, avec eux, les financements d’activités économiques contraires à la protection du climat et de l’environnement vers des activités plus durables (politique risque ESG-climat et politiques sectorielles)

  • Crédit Agricole a également été précurseur dans ses politiques sectorielles, notamment en commençant à se désengager du secteur du charbon dès mai 2015 et en excluant les pétroles off-shore en Arctique dès 2012.

 

Annexe 3 : Infographies

  • Des engagements COP 21 offensifs, tenus et amplifiés en 2017 :

 

 

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