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  • 2019/05/16
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France scores points!

Il en coûtera aux collapsologues de lire les lignes qui viennent, car de toute évidence cette chronique ne va pas les ravir.

 

Pour une fois, les nouvelles ne sont pas mauvaises et les déclinistes de tout poil ne pourront pas, cette fois, contredire les faits. Si rien ne semble encore réglé dans notre cher pays, ne boudons pas notre plaisir lorsque la lumière vient éclairer un peu notre territoire.

Le quotidien Les Echos nous apprenait en début de semaine que visiblement «L'effet Macron » continuait de produire ses bénéfices auprès des investisseurs étrangers ». En effet, selon A.T. Kearney, la France a progressé dans la hiérarchie des pays les plus attractifs de la planète, intégrant pour la première fois cette année le « Top 5 » du classement du cabinet américain. Elle était en 7e position en 2018.

 

Deux places de mieux en une année, voilà qui devrait redonner du baume au cœur à tous les entrepreneurs. Or, dans la même semaine, une autre nouvelle venait au secours d’un gouvernement parfois en proie au doute.

Toujours selon Les Echos, le taux de chômage approchait de son meilleur chiffre depuis dix ans. «Calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT), il s'est replié de 0,1 point au premier trimestre en France métropolitaine pour s'établir à 8,4 % de la population active. En incluant les départements d'Outre-mer (hors Mayotte), il est également en repli à 8,7 % et s'affiche là aussi, à un plus bas de dix ans ».

 

Et le quotidien Le Figaro de pousser un peu plus loin l’analyse. «Sur la seule France métropolitaine, ce taux, mesuré par l'Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), baisse également de 0,1 point et s'établit à 8,4%, ce qui représente 2,4 millions de chômeurs. Soit 19.000 personnes de moins que sur les trois derniers mois de 2018.

 

Cette évolution est légèrement plus marquée qu'anticipé par l'Insee. Dans ses dernières prévisions, publiées en mars, l'institut tablait sur une stabilisation du taux de chômage à 8,8% pour la France entière à la fin du premier trimestre, après le recul de 0,3 point enregistré en fin d'année 2018. Par rapport à ses précédentes données diffusées en février, l'Insee a revu en hausse de 0,1 point le taux de chômage du deuxième trimestre 2018 pour la France métropolitaine, de 8,7% à 8,8%. Sur un an, la baisse du taux de chômage atteint 0,5 point pour la France métropolitaine comme pour la France entière». Il est à noter que les progrès se dont ressentir plus fortement chez les jeunes et les plus de 50 ans, deux catégories généralement en souffrance. Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) inscrits à Pôle emploi atteignait 5,6 millions de personnes à fin mars. «Chez les 25-49 ans, le taux de chômage en France métropolitaine a reculé de 0,2 point chez les 25-49 ans mais a évolué à l'inverse de la tendance dans les autres tranches d'âge, avec une progression de 0,4 point chez les jeunes et une hausse de 0,3 point pour les 50 ans et plus », note Le Figaro. «En France métropolitaine, parmi les chômeurs, le nombre de personnes déclarant rechercher un emploi depuis au moins un an, passé sous le seuil du million au troisième trimestre 2018, continue à baisser et s'établit à 963.000 au premier trimestre, relève l'Insee. Le taux de chômage de longue durée en France métropolitaine s'établit ainsi à 3,3% de la population active, soit 0,1 point de moins sur le trimestre et 0,3 point de moins sur un an. Il confirme la tendance baissière amorcée au fin 2017, alors qu'il était resté ancré autour de 4,2% à 4,3% entre début 2014 et le quatrième trimestre 2017, ses plus hauts niveaux depuis le début de cette série statistique, en 2003.

 

L'Insee a par ailleurs recensé 1,4 million de personnes souhaitant un emploi sans être considérées comme des chômeurs par le BIT, parce qu'elles ne sont pas disponibles dans l'immédiat ou qu'elles ne cherchent pas activement. Cette population, qualifiée de «halo du chômage», a diminué de 80.000 entre fin 2018 et début 2019 et a reculé de 89.000 sur un an ».

 

Si ce n’est pas encore l’euphorie, ces chiffres sont encourageants, il se passerait enfin véritablement quelque chose au pays des Gilets Jaunes. Dans le même temps, pour reprendre une antienne macronienne, Le Figaro publie un article faisant état d’une certaine prudence des entreprises en 2019, les conduisant à restreindre leurs investissements cette année, selon le dernier baromètre de l’assureur-crédit Euler Hermes, réalisé en mars dernier auprès de 600 entreprises tricolores. «Confrontées au ralentissement de la croissance française à 1,2% après 1,6% en 2018 et 2,3% en 2017, plombées par un faible dynamisme de la consommation des ménages, les entreprises s’attendent à des répercussions sur leurs chiffres d’affaires. En 2017 et 2018, elles avaient enregistré des hausses respectivement de 6,6% et 3,1%. Pour cette année, l’assureur crédit table sur une progression de seulement +2,5%. Leurs marges devraient toutefois croître légèrement (+0,9 point) en raison d’une inflation plus faible ». Rien d’étonnant donc à ce qu’elles soient sur la réserve en matière d’investissements. Ils ne devraient progresser que de 2,9% en 2019, après 3,9% en 2018 et 4,4% en 2017. En effet si 53% des sociétés interrogées prévoient d’investir autant ou plus que l’an dernier (notamment dans l’Agriculture et l’industrie), leur proportion est en baisse par rapport à l’édition 2017 de ce baromètre. Notre pays attire, recrute, alors ne cédons pas au pessimisme : Investissons !

 

Christian Moguérou

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