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  • 24.02.2011
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Résultats 2010 : Une très bonne dynamique commerciale au service des clients et du financement de l’économie. Pas de recours à une augmentation de capital en vue de Bâle III

GROUPE CREDIT AGRICOLE

Le Groupe Crédit Agricole, dans son ensemble, a réalisé un résultat net part du Groupe de 3,6 milliards d’euros, en hausse de 31,5 % sur celui de l’exercice précédent. Ce résultat est d’autant plus notable qu’il a été tempéré par les impacts importants de mesures et de décisions de gestion, non récurrentes, destinées à assurer des bases saines pour préparer l’avenir : reclassement comptable de la participation dans la banque Intesa Sanpaolo, dépréciation de l’écart d’acquisition de la filiale grecque Emporiki, fusions opérationnelles de diverses filiales métiers.

L’activité du Groupe en 2010 a été marquée par la vigueur commerciale des réseaux de banque de proximité et des métiers qui leur sont liés (assurances, gestion d’actifs, services financiers spécialisés). Les résultats de cette année confirment la pertinence du modèle réaffirmé lors du projet de Groupe du Crédit Agricole : un modèle fondé sur la prépondérance des métiers de la banque de proximité et des métiers spécialisés associés. Ainsi, le poids des réseaux de banque de proximité dans le produit net bancaire des métiers dépasse 60 % et les seuls réseaux en France en représentent plus de 50%.

Cette croissance des revenus, associée à des charges récurrentes maîtrisées et à une baisse significative du coût du risque, explique la très forte hausse du résultat d’exploitation, représentatif de l’activité courante du Groupe : + 58 %, à près de 8,2 milliards d’euros.

Avec un montant de 457,4 milliards d’euros d’encours de crédits au 31 décembre 2010, le Groupe perpétue, année après année, sa place de premier financeur de l’économie française. Il est au rendez-vous pour accompagner les projets de ses 54 millions de clients particuliers, professionnels et entreprises.

CREDIT AGRICOLE S.A.

Le Conseil d’administration de Crédit Agricole S.A., réuni sous la présidence de Jean-Marie Sander le 23 février 2011, a arrêté les comptes de l’exercice 2010 et a entériné les modalités de certains nouveaux traitements prudentiels relatifs aux fonds propres qui avaient été préalablement soumises à l’Autorité de contrôle prudentiel.

Le président de Crédit Agricole S.A., Jean-Marie Sander et le Directeur général, Jean-Paul Chifflet, ont salué le fait que ces traitements prudentiels confirment la solidité intrinsèque de la structure financière du Groupe.
Présentant les résultats de Crédit Agricole S.A., Jean-Paul Chifflet a noté que l’année 2010 a été marquée par un environnement empreint d’incertitudes sur la reprise économique, la solvabilité de certains Etats européens et par la réforme en cours de la réglementation prudentielle des établissements bancaires.

Les résultats 2010 de Crédit Agricole S.A. sont le reflet d’une bonne dynamique commerciale, en particulier dans la banque de proximité en France, de la poursuite de la rationalisation des filiales métiers au service des réseaux et de la tendance baissière du coût du risque.

Ainsi, la croissance du produit net bancaire de 7,8 % à périmètre et change constants, s’explique par le dynamisme commercial de tous les métiers, y compris la banque de proximité à l’international et la banque de financement et d’investissement. Cette performance a été obtenue tout en poursuivant la politique de maîtrise des charges (+ 3,9 %) qui tiennent compte de celles liées à des projets importants, porteurs de futurs gains, comme le projet Evergreen, le projet NICE, le centre informatique de Chartres. Cette performance est aussi le résultat de la restructuration des métiers, avec la fusion Sofinco/Finaref, celle de Crédit Agricole Leasing et d’Eurofactor, la création réussie d’Amundi, la montée en puissance de Crédit Agricole Assurances.

Au total, le résultat brut d’exploitation progresse de 16,1 % à périmètre constant, évolution témoignant de la solidité du développement organique du Groupe, que confirme la forte hausse (+16,4 %) de la quote-part des résultats mis en équivalence des Caisses régionales.

La baisse significative du coût du risque (-19,4 %) est une autre caractéristique de 2010. Cette baisse a été régulière, trimestre après trimestre. Tous les métiers y ont contribué : fortement pour la Banque de financement et d’investissement, de manière plus mesurée pour les réseaux (LCL, Banque de proximité à l’international) et pour le crédit à la consommation.
Les comptes 2010 ont, par ailleurs, enregistré les impacts d’éléments très significatifs mais de nature non récurrente : d’une part, les conséquences de la cession d’une partie de la participation dans Intesa Sanpaolo (moins-value de 171 millions d’euros) et de la déconsolidation du solde liée au renoncement à l’influence notable
(impact négatif de 1,24 milliard d’euros), d’autre part une dépréciation de l’écart d’acquisition sur Emporiki (-418 millions d’euros) et l’enregistrement de l’ « exit tax » dans l’assurance–vie (pour un montant net positif supérieur à 400 millions d’euros).

De nouveaux traitements prudentiels relatifs aux fonds propres

Le Conseil d’Administration a, par ailleurs, entériné de nouvelles modalités de calculs des ratios prudentiels conformes à la réglementation. Ainsi :

  • les établissements coopératifs et mutualistes étant désormais soumis à de nouvelles modalités de traitement des participations intra-groupe détenues à travers des titres cotés et non cotés, les participations que détient Crédit Agricole S.A. dans les Caisses régionales ne sont plus déduites à 50 % du Tier 1 et à 50 % du Tier 2, mais ajoutées au total des emplois pondérés après application d’une pondération. Ces nouvelles modalités sont effectives à partir du 31 décembre 2010 et les ratios prudentiels à cette date sont calculés sur cette base. L’impact de ce changement de méthode est de l’ordre de -120 points de base pour le Core Tier 1, de l’ordre de + 40 points de base pour le Tier 1 et d’environ + 200 points de base pour le ratio global.
  • dans le cadre des nouvelles exigences « Bâle III », certains instruments, comme l’avance d’actionnaires ou les titres très subordonnés (T3CJ), ne seront plus admis dans le calcul du Common Equity Tier 1 (nouvelle dénomination du Core Tier 1). Parmi les solutions envisagées pour s’y substituer, l’Autorité de contrôle prudentiel a approuvé le principe d’une opération intra-groupe, baptisée « Garanties Switch », visant, via une garantie apportée par chacune des Caisses régionales, à transférer le risque de baisse de valeur de mise en équivalence des titres de participation détenus par Crédit Agricole S.A. dans les Caisses régionales à celles-ci. L’exigence en fonds propres requise chez Crédit Agricole S.A. pour la détention de ces titres sera ainsi transférée vers les garants, les Caisses régionales, parallèlement au transfert du risque opéré au travers de la garantie Switch. Un mécanisme équivalent sera également mis en place autour du Switch Assurances qui garantira tout ou partie du risque de baisse de la valeur de mise en équivalence de Crédit Agricole Assurances.

Cette solution, non dilutive, qui ne modifie pas la situation de solvabilité du groupe Crédit Agricole mais qui utilise la flexibilité interne au Groupe, sera mise en place d’ici la fin de l’année 2011 et permettra à Crédit Agricole S.A. de respecter les exigences de Bâle III sans recourir à une augmentation de capital.

Le Conseil d’administration proposera à l’Assemblée générale du 18 mai 2011 un dividende de 0,45 euro par action. Deux options sont offertes aux actionnaires pour le paiement du dividende :

  • Soit le paiement en numéraire,
  • Soit le paiement intégral en actions.

L’actionnaire majoritaire de Crédit Agricole S.A., SAS Rue la Boétie, a indiqué au cours du Conseil qu’il accueillait très favorablement l’option du paiement en actions nouvelles et qu’il y souscrirait, sous réserve d’un vote positif lors de la prochaine Assemblée générale.