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  • 22.11.2013
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Crédit Agricole S.A. publie l’observatoire financier des industries agroalimentaires

L’observatoire financier des entreprises agroalimentaires met en évidence les principales tendances du secteur et leur évolution sur cinq ans (2008 -2012). Cette étude unique sur le marché français a pu être réalisée grâce à la position et à l’expertise du Crédit Agricole sur le marché des entreprises agroalimentaires. L’Observatoire reprend l’évolution des principaux agrégats : activité, marges, rentabilité, endettement et capacité à investir. L’échantillon de l’étude totalise 159 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit la quasi-totalité du secteur. Les données sont issues des bilans comptables.

Principales tendances

En 2012, pour la seconde année consécutive, le chiffre d’affaires des IAA augmente de manière sensible de 8,4 %.

Trois facteurs principaux expliquent ce taux de croissance en valeur : un niveau élevé des cours des matières premières ; une recherche de relais de croissance à l’étranger, une politique de croissance externe menée par quelques leaders.
Les filières agroalimentaires subissent cependant le contrecoup d’un marché français contraint par un pouvoir d’achat morose. La hausse de chiffre d’affaires enregistrée par la plupart des filières est le reflet de la hausse des cours des matières premières et ne se traduit pas dans la rentabilité, qui au contraire, est affectée par une pression sur les marges.
Ce n’est pas le cas pour toutes les filières. Les filières Lait et Vins & Spiritueux qui développent leurs activités à l’international, et la filière Sucre qui bénéficie de quotas européens et d’une forte demande, voient leur chiffre d’affaires et leur rentabilité s’accroitre.

Le chiffre d’affaires des IAA est relativement concentré : les 100 premières entreprises sur un total de 11 000 réalisent 80 % du chiffre d’affaires ; un quart du chiffre d’affaires est réalisé par des entreprises de la région Grand-Ouest.

Les gains de productivité limitent l’érosion des marges.

Grâce à des gains de productivité, la plupart des filières parviennent néanmoins à maintenir leur rentabilité d’exploitation. Toutefois, la situation de la filière Viandes mérite attention : environ un quart des entreprises sont en perte.

Une santé financière correcte des IAA cache des disparités.

La santé financière des filières est globalement correcte (capacité de désendettement < 5 années). Cependant, les disparités sont fortes, y compris au sein d’un même métier, et un tiers des entreprises présente un ratio très dégradé (> 10 ans ou une capacité d’autofinancement négative). Ce constat est à nuancer pour la filière Vins & Spiritueux qui porte des stocks importants, du fait de la montée en gamme des produits.

Focus sur les entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre 50 et 500 millions d’euros.

Les Entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre 50 et 500 M€ sont globalement en situation plus difficile. Elles sont exposées d’une part aux pressions de la distribution dans un contexte de forte concurrence avec les leaders et les produits importés ; et supportent, d’autre part, des charges de structures élevées. La question de la taille critique se pose clairement pour ce segment, à côté des leaders qui appuient leur développement sur des marques fortes et sur l’international, et des petites entreprises qui bénéficient de l’effet terroir.

Le profil de « l’entreprise moyenne » Agroalimentaire à fin 2012 :Une évolution du chiffre d’affaires (CA) : 8,4 %Une valeur ajoutée : 17,4 %Capacité d’autofinancement (CAF) : 5,1 %Rentabilité des capitaux investis : 7,3 %Une dette financière totale correspondant à 5,2 années de CAFUn besoin en fonds de roulement élevé, à 57 jours de CA

Télécharger l’observatoire financier des industries agroalimentaires