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  • 15.03.2012
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En période électorale, un français sur cinq reporte certaines dépenses et épargne davantage

Sofinscope est le baromètre de Sofinco (marque de CA Consumer Finance) qui s’inscrit au cœur de la consommation et du quotidien des Français. Pour sa sixième vague d’enquête, Sofinscope s’intéresse à la consommation des Français en période pré-électorale.

Dans l’attente de la présidentielle, 20% des Français renoncent momentanément à certaines dépenses ou  investissements

A l’approche de l’élection présidentielle, un Français sur cinq tend à reporter certaines dépenses ou projets. C’est tout particulièrement le cas des foyers aux revenus modestes ou moyens (entre 1000 et 1999 € par mois) : ils sont 29% à repousser leurs dépenses ou projets quand ils sont 16% parmi les revenus plus élevés (de 2 000 à 3 499 € par mois).

D’ici l’échéance présidentielle, les Français projettent également de moins investir : c’est le cas pour plus d’un répondant sur dix qui estime qu’il aura tendance à moins placer son argent en bourse (13%), ou encore à moins investir dans l’immobilier (10%). Il est à noter que cette inclination négative impacte en premier lieu les revenus les plus élevés, ayant d’ordinaire davantage de moyens à investir

Tous les secteurs de consommation de biens sont touchés

Cette tendance se retrouve aussi bien dans le secteur de la consommation de biens, que ce soit la voiture, les équipements ou encore la décoration du foyer, où une proportion importante de la population française préfère attendre et voir (16%), que dans celui du crédit à la consommation, 11% déclarant moins y recourir sur la période.
Cette contraction de consommation touche aussi bien les catégories modestes ou moyennes (18% des foyers gagnant entre 1000 et 1999 € par mois) que les plus aisées (18% des foyers dont le revenu est supérieur à 3500 €). On observe également que plus d’un Français sur dix a décidé de remettre à plus tard ses projets de travaux (13%) ou de vacances (11%).

Au profit de l’épargne

Par ailleurs, 17% des Français déclarent que dans l’attente de la présidentielle, ils préfèrent épargner davantage au détriment de leur consommation.

Le nom du futur président n’est pas le critère dominant expliquant cette propension à la prudence

Parmi les raisons de ralentissement des intentions de consommer et d’investir, le fait de connaître qui sera élu et quelles seront les orientations de son programme apparait en troisième position (25%).

Les raisons du renoncement sont multiples, mais ce sont surtout les perspectives économiques qui sont mises en avant : près d’un répondant sur deux admet (45%) que s’il diffère ses projets durant cette période pré-électorale, c’est surtout parce qu’il attend de voir comment la situation économique évolue à court terme. Ce motif est principalement avancé par les femmes (52% contre 37%) et les plus jeunes (59% des moins de 35 ans contre 39% pour leurs aînés). Les Français évoquent aussi comme raison de leur report l’évolution de leur situation personnelle (29%), (36% chez les CSP- contre 26% chez les CSP+).