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  • 19.01.2009
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Issy-les-Moulineaux, le 19 janvier 2009

La 7ème édition du baromètre Eurofactor, réalisé par CSA auprès de 3.000 entreprises de 6 à 500 salariés de 7 pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Grande-Bretagne et Portugal) suggère que les chefs d'entreprises anticipent une contraction de l'activité en Europe en 2009, du fait de la crise financière et de ses conséquences prévisibles qui rendent peu probable un retour à la confiance à brève échéance.

  • Le nombre de patrons se déclarant plutôt confiants dans leur environnement économique a fortement reculé dans pratiquement tous les pays et ils sont dans l'ensemble plus pessimistes quant à l'évolution de leur situation économique et financière en 2009.

  • Cette baisse de confiance s'explique par les chocs qui les affectent, qu'ils soient communs (crise financière, cours des matières premières et de l'énergie) ou spécifiques à certaines économies (crédit, immobilier).

  • La crainte de rencontrer des difficultés d'accès au financement en 2009 est présente dans l'ensemble des pays. Le resserrement pressenti est cependant relatif du fait de l'anticipation d'une amélioration progressive des conditions de financement.

  • Globalement, le nombre d'entreprises européennes prévoyant de recourir au crédit est en nette diminution, moins de 30% d'entre elles par exemple en France.

  • L'investissement, principal moteur de la croissance en zone euro depuis trois ans, serait appelé à fléchir au cours des prochains mois, les chefs d'entreprises étant désireux de réduire leurs dépenses dans un contexte incertain. Plus marqué pour l'investissement de capacité, du fait du freinage de la conjoncture mondiale, ce repli serait moindre pour les investissements de productivité, les entreprises européennes accusant un certain retard et restant préoccupées par la concurrence des pays émergents.

    En définitive, les résultats du baromètre suggèrent que les chefs d'entreprises anticipent un net freinage de la croissance en Europe en 2009. Ces résultats masquent toutefois des hétérogénéités importantes parmi les pays. D'un côté, dans les pays subissant indirectement la crise financière (Allemagne, France, Italie, Belgique et Portugal), la dégradation de la confiance est moins brutale. Il convient de noter que, parmi ce premier groupe de pays, les chefs d'entreprises allemands restent relativement optimistes sur les perspectives d'activité en 2009. De l'autre, dans les pays affectés directement par des chocs bien identifiés (récession immobilière profonde, éclatement d'une bulle du crédit), en plus du choc financier (Espagne et Royaume-Uni), les entreprises sont nettement plus pessimistes.