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Le Crédit Agricole n’est pas engagé dans le projet de centrale à charbon de Rampal

18 Octobre 2016

En réponse à une pétition parue sur Avaaz.org concernant le projet de construction d’une centrale à charbon à Rampal au Bangladesh, nous souhaitons préciser que :

Nous ne sommes absolument pas engagés dans le projet de Rampal, au Bangladesh.

Nous portons, certes, au titre de notre activité de gestion d’actifs et pour le compte de nos clients, un part de la dette de l’Exim Bank of India : une institution financière publique indienne majeure, engagée dans de nombreux projets en Inde et à l’international, dont une part dans le secteur des énergies renouvelables et notamment le solaire. L’Exim Bank of India est un des promoteurs de l’Alliance solaire internationale initiée dans le cadre de la COP21. Il est donc normal de voir figurer l’Exim Bank of India dans des fonds dédiés aux grands pays et institutions émergents.

Nous sommes aussi un acteur majeur de l’investissement socialement responsable (ISR) et notre filiale de gestions d’actifs, Amundi, a déployé une politique d’intégration des critères environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance (ESG) à l’ensemble de ses activités. C’est dans ce cadre que nous sensibiliserons l’Exim Bank of India au caractère extrêmement problématique du projet de Rampal.

 

 

S’agissant du charbon, le Crédit Agricole a été la première grande banque au monde à décider, dès mai 2015, de ne plus financer aucune mine de charbon dans le monde ni aucune entreprise ou institution spécialisée dans cette activité. Nous avons également, à l’automne 2015, décidé de ne plus financer aucune centrale thermique à charbon dans les pays à hauts revenus. Ces engagements font partie d’une stratégie du Groupe à long terme en matière de développement durable et nous continuerons à ajuster nos politiques d’engagement de façon à répondre au mieux, avec nos clients, aux grands enjeux collectifs auxquels nous sommes confrontés.

De façon générale, nous avons aussi inséré dans toutes nos politiques sectorielles, quel que soit le secteur concerné, une clause spécifique au sujet des zones classées au patrimoine mondial de l’UNESCO :

  

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« La Banque ne participera pas à des financements ou investissements directement liés au développement, à la construction ou à l’extension d’installations si elle a connaissance d’une des caractéristiques suivantes : impact critique sur une zone protégée ou une zone humide d’importance internationale couverte par la convention de Ramsar ; localisation dans un site inscrit au patrimoine mondial de l’humanité selon le classement de l’UNESCO »

 

Dès  fin 2011 enfin, nous avons créé, avec une dizaine de partenaires, un fonds spécialisé dans les crédits carbone, le « Livelihoods Carbon Fund ». Ce fonds finance des grands projets de reforestation, d’agroforesterie ou de petite énergie rurale dans une dizaine de pays en Asie, Afrique et Amérique latine, afin de restaurer des écosystèmes dégradés et permettre à la fois de lutter contre le changement climatique, la dégradation de la biodiversité et permettre aux populations locales de vivre durablement sur leurs territoires. En retour, nous récupérons des crédits carbone que nous utilisons pour compenser une partie de notre empreinte carbone directe. Livelihoods a financé un important projet de plantation de mangroves dans les Sundarbans : plus de 4 500 hectares de mangroves ont été plantés avec 129 villages (environ 250 000 personnes). Ces mangroves permettent de consolider les terres contre les événements climatiques adverses et de repeupler l’écosystème marin au bénéfice des populations locales. Avec NEWS (Nature Environnement & Wildlife Society), l’ONG locale qui nous accompagne dans ce projet, plus de 500 personnes ont aussi été formées à l’entretien et la préservation de ces nouvelles mangroves.

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