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En 2025, Plastic Odyssey aura navigué des atolls les plus isolés de l’océan Indien aux quais surchauffés de Port-Louis. L’expédition a enchaîné les missions scientifiques, les opérations de dépollution et les rencontres diplomatiques. Une année dense, qui prépare un tournant stratégique pour les années à venir.

Aldabra : au cœur d’un sanctuaire submergé par le plastique

En octobre, cinq explorateurs de Plastic Odyssey ont posé le pied sur l’atoll d’Aldabra, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Dix jours d’immersion pour dresser un état des lieux inquiétant : plus de 500 tonnes de plastiques échoués estimées, 40 kilomètres de côtes cartographiées par drone, et des centaines de déchets analysés pour nourrir un modèle d’intelligence artificielle dédié aux « Impossible Cleanups ».

L’équipe y a testé trois nouvelles méthodes d’extraction adaptées aux contraintes extrêmes de l’île. Une opération d’envergure est désormais envisagée : trois mois sur place, et 30 personnes à mobiliser.

Saint-Brandon : quatre jours pour sauver une île

Quelques semaines plus tard, cap sur Saint-Brandon, archipel mauricien isolé. Huit explorateurs y ont collecté 5,3 tonnes de déchets en seulement quatre jours, soit près de 32 000 objets ramassés à la main. Une prouesse logistique, réalisée sans générer le moindre déchet plastique sur le camp de base.

Sur place, 170 kilos de plastique ont été transformés en mobilier aux couleurs de Maurice, démontrant la pertinence des solutions low-tech embarquées. La plateforme flottante d’extraction, déjà éprouvée ailleurs, a une nouvelle fois confirmé son efficacité dans les lagons peu profonds.

Maurice : diplomatie environnementale et mobilisation citoyenne

L’escale à Port-Louis a marqué un temps fort politique : le président Emmanuel Macron est monté à bord pour une visite de 45 minutes, suivie d’une interview exclusive et d’un échange avec l’équipage. Au total, 400 visiteurs ont découvert le navire, tandis que l’exposition photo dédiée à la mission océan Indien a attiré 1 500 personnes.

Cette étape a également mis en lumière la première micro-usine de recyclage de Maurice, installée à Bel Ombre, symbole de l’approche « solutions locales » défendue par Plastic Odyssey.

Un réseau de micro-usines en expansion

Plastic Odyssey Factories, la branche dédiée au déploiement de micro-unités de recyclage, poursuit son implantation. Trois usines sont déjà actives, et de nouvelles opportunités émergent en Afrique de l’Ouest, en Afrique de l’Est, dans l’océan Indien et en Asie du Sud-Est. L’objectif : créer un réseau mondial de solutions locales, adaptées aux réalités du terrain.

 

2026 : Sénégal, Cap-Vert et tournée française

L’année 2026 s’annonce tout aussi intense. En janvier, le navire fera escale au Sénégal, trois ans après son premier passage. En février, une nouvelle mission « Impossible Cleanup » sera menée sur l’île de Santa Luzia, au Cap-Vert, en partenariat avec l’UNESCO.

D’avril à juillet, Plastic Odyssey entamera une grande tournée française : huit villes, 90 000 visiteurs attendus, et un objectif clair : transmettre, partager, inspirer.

2027–2030 : un nouveau navire et des missions UNESCO

Le programme à long terme se dessine déjà : nouvelles missions UNESCO, un « Navire 2.0 » plus performant, un documentaire en septembre 2026 et une bande dessinée en préparation et le projet REVE, mené avec l’AFD, pour mesurer l’impact écologique réel des opérations de cleanup.

 

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