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Les effets spectaculaires du confinement sur la planète

Alors que la crise sanitaire et économique s’aggrave de jour en jour, le Coronavirus est aussi à l’origine de bienfaits incontestables pour la planète. La baisse des activités humaines a eu un impact positif sur la qualité de l’air et la qualité de vie de la faune et de la flore.

Une diminution du dioxyde d'azote dans les pays confinés

Berceau de l’épidémie, la Chine multiplie, depuis le début de l’année 2020, des initiatives pour freiner la propagation du virus. Les mises en quarantaine de villes et même de régions entières, la fermeture d’usines ou encore le blocage de ports et d’aéroports en constituent quelques exemples.

Le 19 février dernier, une étude du site britannique Carbon Brief estimait que la Chine avait alors réduit de 25% ses émissions de CO2. Par ailleurs, la NASA a rapporté que les émissions de dioxyde d'azote au-dessus de la région de Wuhan, l'épicentre de la pandémie, ont baissé de 10 à 30 % entre le 1er et le 25 février 2020, par rapport aux statistiques relevées à la même période en 2019.

Même constat en Italie, le premier foyer européen touché par le Coronavirus : la carte publiée par l’Agence spatiale européenne témoigne d’une forte diminution du dioxyde d’azote dans le nord de l’Italie depuis début janvier 2020. Les concentrations moyennes de NO2 de Milan auraient chuté d’environ 65 mg/m3 (en janvier) à 35 mg/m3 (première semaine de mars), d’après les relevés de Copernicus (programme européen de surveillance de la Terre).

Même scénario également dans l’Hexagone puisque la qualité de l’air n’a jamais été aussi bonne en Ile-de-France depuis 40 ans. Airparif a en effet relevé une amélioration de l'ordre de 20 à 30% dans l'agglomération parisienne consécutive à une baisse des émissions d’oxydes d’azote de plus de 60 %.

 

 
Venise

 

Quand la nature reprend ses droits

En Italie, les animaux marins reprennent leurs droits dans les eaux de la Méditerranée. Dans le 3e port du pays, à Cagliari (Sardaigne), où 30 millions de tonnes de marchandises transitent chaque année, les dauphins s'approchent à nouveau des rives aujourd'hui désertiques.

Quant à Venise, également connue pour être l'une des villes touristiques les plus polluées, les eaux des canaux retrouvent enfin leur limpidité et sont dépourvues de tous déchets et particules grisâtres. Poissons, cygnes et autres oiseaux profitent de cette pause pour enfin respirer.

Notons que certains animaux qui ont déserté les agglomérations s’aventurent ces derniers jours dans les rues et parcs urbains : renards, fouines, sangliers à Barcelone et même des coyotes à San Francisco !

Les écologistes ne peuvent que se féliciter des effets positifs du confinement sur la faune et la flore. Moins chassés ce printemps, les animaux seront plus nombreux à se reproduire et moins stressés.

La photosynthèse profitera davantage aux plantes qui vont également mieux se reproduire et ainsi relancer une nouvelle population végétale au profit des insectes et de toute la chaine alimentaire, jusqu'à l'homme, qui lui aussi va mieux respirer.

L'air, l'eau et tous les écosystèmes vont en tirer profit, la pollinisation sera meilleure. Et les champs sont moins arrosés de pesticides !

Mais...

Ce répit sera de courte durée pour les animaux. Ils seront en effet confrontés, à la sortie du confinement, au besoin de nature qu’auront les humains et à la surfréquentation des milieux naturels, facteur défavorable à la faune et la flore.

  

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