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  • 12.10.2009
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Paris, le 12 octobre 2009

Première enquête exclusive Crédit Agricole S.A. / IPSOS Marketing sur « Les étudiants et l'argent » :

  • L'impact de la crise est sensible sur le budget des étudiants

  • Les filles travaillent plus que les garçons pour financer leurs études


Plus de 4 étudiants sur 10 déclarent avoir plus de difficultés budgétaires qu'auparavant en raison de la crise économique. C'est l'un des principaux enseignements de l'étude exclusive menée par Ipsos pour le compte de Crédit Agricole S.A.


En effet, en cette période de rentrée estudiantine, le Crédit Agricole, première banque des particuliers en France, a souhaité évaluer le budget moyen des étudiants en identifiant leurs différentes sources de financement et leurs principaux postes de dépenses. Il s'agissait aussi de faire le point sur les comportements des étudiants face à l'argent, notamment en cette période de crise.


Les étudiants sont majoritairement aidés par leurs parents pour financer leurs études, mais beaucoup d'entre eux doivent travailler

521 euros par mois, c'est ce que dépense en moyenne un étudiant français (ce budget moyen n'inclut pas le budget vacances qui représente en moyenne 398 euros par an). Sans surprise, leur principal poste de dépense est le logement. Le budget moyen de dépenses par mois est donc plus important pour les étudiants qui occupent un logement à titre payant : 698 euros versus 300 euros pour ceux qui vivent chez leurs parents ou dans un logement à titre gracieux.


Preuve que le manque d'argent peut conditionner leur avenir, puisque l'éloignement géographique par rapport au domicile des parents est le principal facteur de remise en cause des choix initiaux des étudiants. En effet, parmi ceux qui doivent renoncer à leurs premiers choix, ils sont 48% à choisir un établissement proche de la résidence parentale.


Le budget mensuel moyen des étudiants varie également en fonction des études choisies : 823 euros pour les étudiants des grandes écoles et plus de deux fois moins pour ceux qui sont en DUT/BTS, soit 405 euros.


L'étude révèle que pour le financement de tout ou partie des études, l'apport financier des parents est prépondérant puisque 77% des étudiants sont aidés par des proches (parents ou autres). Plus l'étudiant est âgé, moins il compte sur ses parents : 69% des 18/20 ans sont totalement financés par leurs parents, tandis que seuls 19% des 25/30 ans le sont.


Et l'aide des parents n'est pas toujours suffisante pour payer la totalité des frais liés aux études : seulement 53% des parents financent la totalité des études de leurs enfants. C'est pourquoi environ un quart des étudiants (23%) travaillent en parallèle de leurs études et 32% bénéficient d'une bourse. De plus, les étudiants les plus âgés sont plus nombreux à travailler : 42% des 25/30 ans versus 15% des 18/20 ans. La moitié de ceux qui travaillent ont un emploi à temps partiel ou à mi-temps, pour la plupart tout au long de l'année.


Etudiants et étudiantes ne sont pas égaux face à l'argent


L'étude révèle par ailleurs que les étudiants et les étudiantes n'ont pas les mêmes sources de financement. En effet, les hommes rencontrent moins de problèmes de financement puisqu'ils sont davantage à bénéficier de l'aide de leurs parents (ou proches) pour le paiement de la totalité des frais liés à leurs études (61% des étudiants vs. 48% des étudiantes). En revanche, les femmes doivent davantage travailler en parallèle de leurs études (27% vs. 18% des hommes) et sont plus nombreuses à bénéficier d'une bourse pour compléter le financement de leurs études.


Un impact limité de la crise économique sur le budget des étudiants et sur leur choix d'étude

Il est intéressant de noter que la crise a un impact limité su le budget des étudiants : les parents, pour la plupart d'entre eux, n'ont pas diminué le montant des apports pour le paiement des frais de scolarité et des fournitures pendant la crise. Et 6 étudiants sur 10 déclarent ne pas avoir plus de difficultés financières en raison de la crise économique. Ce sont les étudiants en Grandes écoles et en classe préparatoire qui se déclarent moins nombreux à connaître des difficultés financières (35% versus 47% pour les autres). A l'opposé, ceux qui s'estiment touchés sont les étudiants boursiers (51% versus 41% des non boursiers).

Autre enseignement de l'étude, la crise économique incite 72% des étudiants à mieux contrôler leurs dépenses et 18% se sont même mis à travailler ou travaillent davantage


Ces nouvelles difficultés n'ont quasiment pas remis en cause leur choix d'établissement ou même leur choix de filière, mais les étudiants font plus attention à leurs dépenses voire renoncent à certaines dépenses, et parmi les étudiants ayant renoncés à certains achats, il sont 80% à avoir renoncé aux sorties/loisirs, 67% aux vacances ou 63% à l'achat de vêtements. Plus préoccupant, 17% des étudiants renoncent aussi à des dépenses alimentaires. Globalement, les étudiants de 25-35 ans sont plus nombreux à avoir renoncé à certaines dépenses (63% versus 48% des 18-20 ans).


Les étudiants sont inquiets face à l'avenir


Les étudiants sont assez dubitatifs quant à leur avenir sur le marché du travail puisque 25% pensent qu'ils trouveront difficilement du travail et 17% n'arrivent pas à se prononcer, signe d'une certaine inquiétude. D'ailleurs 6 étudiants sur 10 sont incités à prolonger leurs études du fait de la situation actuelle sur le marché de l'emploi.


Fiche technique Etude réalisée par Ipsos Marketing pour le compte exclusif de Crédit Agricole S.A., auprès d'un échantillon national représentatif de 800 étudiants depuis au moins 1 an, âgés de 18 à 30 ans. Etude réalisée on-line entre le 14 et le 24 septembre, selon la méthode des quotas (sexe, âge, région de domiciliation et statut d'occupation du logement).

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